Elaborée il y a plus d’un siècle par le comédien F.M. Alexander, la TA est aujourd’hui largement implantée dans le monde comme à travers les générations. Validée par la science, reconnue pour son efficacité dans de nombreux domaines, elle est particulièrement appréciée par les artistes et par toute personne soucieuse d’un cheminement personnel. Cependant, malgré cette reconnaissance, la TA demeure méconnue  du grand public et occupe une position somme toute marginale. Cette situation pourrait s’expliquer par la spécificité de sa découverte qui ne peut être comprise qu’au cœur d’une pratique, et non de manière seulement intellectuelle. Alexander lui-même regrettait  que le langage soit insuffisant pour exprimer une recherche qui se situe à la croisée de la pensée et du corps. Etant donné sa singularité, la TA ne peut être confondue avec les disciplines connues sous les termes de « travail corporel », « développement personnel » ou « thérapie ».


Le point de départ est l’existence chez l’être humain d’un contrôle primaire permettant de diriger librement la  tête vers le haut par rapport à la colonne (via le cou) en toute décision de mouvement. Ce contrôle est une donnée psychophysique présente en principe chez tout individu. Mais il est surtout ce qui nous permet de penser notre mouvement, plus encore que le faire. En ce sens, la TA est une pensée du mouvement au sens le plus large.

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