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Comparée
aux « techniques traditionnelles »
(yoga, méditation), la TA semble présenter
de nombreuses similitudes étant donné son
approche de la relation corps-esprit. A la fin de sa vie,
Alexander considérait sa méthode comme
un « chemin de sagesse » conçue
pour l’homme d’aujourd’hui en raison des
problèmes posés par la société
moderne. Il n’est pas certain que la TA puisse prétendre
à ce rôle, et peu probable qu’une
sagesse soit encore possible aujourd’hui. Mais l’originalité
de cette méthode est justement de permettre une approche
de l’activité humaine en dehors de tout horizon
religieux, spirituel ou idéologique. L’objet
de la TA est la vie considéré comme processus
psychophysique. C’est l’accent porté
sur les moyens (inhibition et direction) et non sur le but
qui en fait un cheminement, plutôt qu’une sagesse.
A l’ancien idéal de réalisation et de
maîtrise, la TA semble opposer un chemin sans but
dont l’acceptation invite à une forme de tranquillité.
Au premier regard, tout semble opposer la TA et la psychanalyse.
Travail conscient d’une part, travail de l’inconscient
de l’autre. Distinctes par leurs méthodes et
par leurs objets, ces deux pratiques gagneraient pourtant
à ne pas s’ignorer. Le travail de la TA est
toujours celui d’un sujet mû par une histoire
personnelle. Que désirons nous à travers la
TA ? Un renforcement du moi ou bien une ouverture ?
Est-elle un faire ou un défaire ? Dans
quelle mesure touche t-elle à notre inconscient ?
Dès lors que TA et psychanalyse peuvent conduire
à une modification du moi, c’est dans leur
visée que ces deux pratiques semblent moins éloignées
qu’il n’y paraît.
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